Pour aider leshommes d’affaires à imaginer ce à quoi pourrait ressembler le monde dans cinqans, la conférence Future in Review qui vient de se tenir à San Diego au débutde la semaine (voir ce billet et celui-ci) touche un peu tous les sujets.

C’est peut-êtrece qui me plaît le plus, d’autant plus que ces messieurs (les femmes sont peunombreuses) payent assez cher pour qu’on les fasse rêver. La conquête privée del’espace les branche particulièrement… sans doute parce que certains d’entreeux peuvent se l’offrir.

Space Adventuresa déjà envoyé trois touristes dans la stratosphère grâce à ses accords avec lesRusses et à l’adaptation du vaisseau Spatial Soyouz. SpaceX, sa concurrente, a récemmentperdu sa première fusée mais entend rattraper son retard et se proposed’envoyer des plaisanciers sur Mars « dans les 12 ans » pour unepoignée de millions de dollars, soit… « le prix d’une maison moyenne enCalifornie » a expliqué Elon Musk, patron de la compagnie.

Sourires dans lasalle.

C’était d’autantplus planant que quelques minutes plus tôt, Larry Bock, président de NanoSys,nous avait emmené voyager dans la direction inverse. Il a donné une explicationclaire des vertus de la nanotechnologie par opposition à la micro technologie. Cettedernière consiste à produire des éléments de plus en plus petits à des coûts deplus en plus élevés.

La »nano » renverse la logique et assemble des molécules « du bas verle haut », ce qui permet de fabriquer des transistors nanoscopiques pourbeaucoup moins cher que ceux d’Intel ou d’AMD. Ils peuvent être produits sousforme liquide (il en a brandi un flacon sous nos yeux) et projetés surn’importe quelle surface grâce à une imprimante à jet d’encre.

La nano permetégalement de recouvrir une surface de particules allergiques aux liquides. Bocken a fait une démonstration impressionnante en versant sur un film plastiquesquelques gouttes qui au lieu de glisser rebondissaient, littéralement. Il nousa promis des pare-brises sans essuie-glaces et des usages médicaux révolutionnaires.

Personne n’abronché dans la salle, mais je me rappelle que certains d’entre vous s’inquiètentde ces recherches qui ne leur semblent pas suffisamment surveillées…

J’enquête, je suis et j’analyse les technologies de l’information et de la communication depuis la préhistoire (1994). Piqué par la curiosité et l’envie de comprendre ce que je sentais important,...