Les autoritéschinoises censurent l’internet et ils veulent que les Chinois le sachent. Ainsitout internaute visitant les sites de Shenzhen dans la province de Guangdongvoit-il aussitôt apparaître des images de flics en uniforme qui flottent surleur écran comme ailleurs on nous impose de la publicité. La nouvelle se trouvedans un article du site chinois e-Gov.org.cn dont on trouve une traduction enanglais sur China Digital Times.

Les deuxpoliciers ont une apparence plutôt sympathique et répondent aux noms deJingJing pour l’homme et ChaCha pour la femme. Pas de quoi danser. Ils sont làpour rappeler que l’expression n’est pas libre.

“L’objectif estde faire savoir à tous les internautes que l’internet n’est pas à l’abri de laloi, la police de l’internet maintiendra l’ordre dans tous les comportementsonline” a déclaré le Directeur Chen duBureau de la Sécurité Publique de Shenzhen.

Les internautessoucieux de savoir ce qui leur pend au nez peuvent envoyer des courriels auxdeux policiers ou communiquer avec eux par messagerie instantanée. Mais il nefaut pas se tromper, les sourires ne sont que de façade.

« Laprincipale fonction de JingJing et de ChaCha c’est d’intimider et pas derépondre aux questions » ont précisé les responsables du département aureporter qui a écrit l’article.

Dans les médias, laprésence du flic est le début de la censure.

J’enquête, je suis et j’analyse les technologies de l’information et de la communication depuis la préhistoire (1994). Piqué par la curiosité et l’envie de comprendre ce que je sentais important,...