Les innombrablesdiscussions sur le futur du livre sont de nouveau sujet de discussion grâce àun article publié le 14 mai dernier par Kevin Kelly dans le New York TimesMagazine. Il y appelle à scanner les 35 millions de livres recensés pour quenous ayons tous accès à leur contenu.

100% de lamusique est déjà disponible sous forme digitale mais « pas plus d’un livresur vingt est passé de l’analogue au digital » explique Kelly. La librairieuniverselle qui permettrait à tous d’avoir accès à tout le savoir est possiblemais elle manque de livres. La digitalisation se fait mais le rythme actuel de1 million d’ouvrages par an est insuffisant.

C’est pour ça quel’ancien rédacteur en chef de Wired, où il jouit aujourd’hui de la positionenviable de « non-conformiste vétéran » nous invite par le titre de sonarticle à « Scan this book! », scanner ce livre, tous les livres.

La versiondigitale des livres est comme leur version « liquide » explique Kelly.Ils peuvent être fragmentés, remixés comme des morceaux de musique. Le plusimportant est sans doute que « dans la librairie universelle [numérisée]aucun livre ne sera une île ».

On peut établirdes liens entre livres, comme entre fragments. On peut aussi ajouter des tags(étiquettes). Autant de formes de relations. Et Kelly précise que: « Lelien et le tag sont peut être deux des inventions les plus importantes descinquante dernières années. »

Le vraichangement aux yeux de Kelly c’est la capacité d’aborder tous ces textes grâceaux moteurs de recherche qui savent « tirer partie de la puissance desrelations » et donnent lieu à « une nouvelle culture d’interaction etde participation ».

Cet appel (dontje ne présente dans ce premier billet qu’une partie) a été jugé assezrévolutionnaire pour que le New York Times Magazine le fasse figurer sur sacouverture comme un « Manifeste ».

Tout le monden’est pas convaincu et Bob Stein, directeur de l’Institut pour le futur dulivre m’a confié qu’à ses yeux la vision de Kelly « n’est pas trèsavancée ». Il préfère parler de « livre en réseau »…

Je vous en diraiplus demain.

[Photo prise par Bloomhimwhom qui vit à Berkeley mais que je ne connais pas…]

J’enquête, je suis et j’analyse les technologies de l’information et de la communication depuis la préhistoire (1994). Piqué par la curiosité et l’envie de comprendre ce que je sentais important,...