J’ai parlé hierde la version « liquide » du livre digitalisé tel que le conçoit KevinKelly. J’invite ceux que le sujet intéresse à lire l’article intégralement.Qu’on soit d’accord ou pas, ça vaut la peine.

Voici maintenantla réponse de Bob Stein directeur de l’Institut pour le futur du livre. Il préfèrele concept de « livre en réseau » (voir la discussion sur ce sujet) et m’a expliqué au téléphone ce quelui et son équipe entendent par là.

« Nous avonsdécidé il y a quelque temps déjà de concevoir le livre d’abord comme unvéhicule pour faire circuler les grandes idées dans la société. » Ce pointde vue prend en compte le fait que les grands livres suscitent des débats dansles cafés, les salons, les foyers, sous forme d’articles, d’autres livres qui yrépondent. Mais, ajoute Stein: « jusqu’à récemment les conversationsétaient séparées du livre. »

Tout cela peutchanger avec le livre en réseau dans lequel « les points (nodes) de laconversation [où elle a lieu] ne sont plus nécessairement séparés ».

Il donne commeexemple un livre – GAM3R 7H30RY 1.1 – publié fin mai sur le site de l’institutdans lequel les commentaires apparaissent à côté du texte au lieu d’êtreailleurs ou en dessous. « Le sentiment de se trouver au sein d’un processusdynamique est palpable. On a la sensation de partager quelque chose avecl’auteur et avec les autres lecteurs. »

Même sentimentface à un auteur qui commence un blog en même temps qu’un livre (voici unexemple sur son site): « il pense tout haut » dit-il et « il attireun petit groupe de lecteurs qui pensent avec lui. »

« C’est unedifférence fondamentale avec l’article de Kelly, » m’a précisé Stein. »Mon impression est que sa conception de l’auteur et du livre est la mêmeque dans le monde de l’imprimerie. Il parle des moteurs de recherche comme moyend’accès et de la possibilité de « remixer ». C’est bien, mais c’estmineur à côté de l’évolution du rôle de l’auteur et des lecteurs. L’auteur doitreconnaître le rôle créatif des lecteurs. Pas seulement comme récepteurs de sesconnaissances mais comme participants à sa quête. »

Ça n’est qu’un début: »Quand les auteurs incorporeront les lecteurs dans le processus d’écrituredu livre, les livres seront meilleurs. Ils auront une audience et ilscontinueront à vivre. »

A suivre… 

J’enquête, je suis et j’analyse les technologies de l’information et de la communication depuis la préhistoire (1994). Piqué par la curiosité et l’envie de comprendre ce que je sentais important,...