Les médiastraditionnels – Le Monde et autres Libération, Le Figaro, Le Parisien, etc. –s’apprêtent à parler sérieusement du mondial. Vous trouverez toutes les infosque vous voudrez (et plus) sur le web: analyses, statistiques, critiques,commentaires éclairés ou pas, prévisions, justifications, explications. C’estRabelais qui devrait en dresser ici la liste.

Pourtant, cesinfos seront partout, qu’il s’agisse de l’heure de la rencontre, du nombre debuts, des auteurs, de la tonalité générale du match, de la prochaine rencontre.A satiété. Facile.

Ce qu’il fautc’est précisément « déverser » cette passion, ces reproches, invectivesassassines, hurlements de plaisirs, encouragements, cris d’amour, menacesrarement voilées, injures toutes bêtes mais si profondément ressenties.

Ne cherchez pasça dans les pages, ni même sur le site de votre quotidien favori. La passionsportive fait peur. Les violences nationalistes font fuir (je comprends). Ilfaut raison et professionnalisme garder.

Pas seulement.

C’est peut-êtreune bonne occasion d’opérer une distinction entre journalisme traditionnel(voir le spécial du Monde.fr), journalisme citoyen (spécial d’AgoraVox), etmédia de participation, d’expression, de passion, d’enthousiasme, de ce quevous voulez.

C’est ce quesemble avoir pensé Ross Mayfield, patron de SocialText, un des meilleurs sitesde wikis pour entreprise. Avec un de ses collègues, lui aussi passionné defoot, il ont créé SoccerText, un wiki spécial pour le mondial auquel chacun peutcontribuer.

Titre du Wiki(vous pouvez le changer) : World Cup User Generated Fanaticism.

Vous y trouverezune page pour chaque équipe (à remplir), quelques explications de base pourAméricains ignares, une invitation à vous payer la gueule de la mère patrie (deplusieurs, de préférence).

Il y a même unFutblog sur lequel vous êtes appelés à déverser vos passions comme desHooligans « virtuels mais pacifiques ».

On peut sedemander si ces geeks bien pensants de la Silicon Valley savent à quelcapharnaüm ils s’exposent en ouvrant ainsi un tel espace.

A moins qu’il nes’agisse d’une initiative salutaire à inclure dans les médias de participation,à côté des journaux citoyens et des salons, de vrais bistrots. On y cause aussi.

J’y vais tropfort?

[Photo Flickr Aisipos]

J’enquête, je suis et j’analyse les technologies de l’information et de la communication depuis la préhistoire (1994). Piqué par la curiosité et l’envie de comprendre ce que je sentais important,...